L’inconnu du lac s’extrait du discours idéologique, de la récupération politique à laquelle il est exposé...
Jeff Nichols, puissance de la métaphore
Mud est justement un film qui abreuve notre soif de lyrisme par la noblesse de son classicisme.
Promised Land, refuser le cynisme
Du cynisme ? En vérité, Steve a déjà perdu, tout ayant été décidé en amont, avant même que le film ne commence.
Aujourd’hui d’Alain Gomis, reprise analytique d’une marche souveraine à la lumière du cinéma de Mahamat Saleh-Haroun et de Djibril Mambety Diop
« On n’a pas besoin de héros, mais du Sénégal. »
Straw Dogs, Sam Peckinpah
"Se servir des actions presque instinctives d’une bande de pervers pour faire sens au sein des fluctuations psychologiques d’un couple, voilà ce que Peckinpah a réussi à faire et à nous amener à ressentir, avec toute sa sensibilité."
La maison de la radio, et pourtant, elle tourne.
Nicolas Philibert ne semble pas parvenir à s'exclure de ce qu'il voit.
Notules, Février/Mars 2013.
Spring Breakers. La Porte du Paradis. Le premier Friedkin. No. 40 ans: mode d'emploi. Cloud Atlas. Camille Claudel 1915.
Camille Claudel, la captive du désert.
Le réalisateur nous livre ici l'étonnant parcours d'une captive que l'image rend martyre.
La fille de nulle part, l’effronterie testamentaire
Un espace clos également habité par des secrets, des blessures non cicatrisées, dont celles du deuil difficile d’un homme ayant cultivée sa solitude à des fins de survie...
Janvier 2013
Tabou, de Miguel Gomes/Aujourd’hui, d’Alain Gomis /The Master, Paul Thomas Anderson/Paradis : Amour de Ulrich Seidl/Django Unchained de Quentin Tarantino
La soif du passé
Herzog s'installe tel un détective existentiel, une voix grave dans l'abîme, cherchant l'histoire d'une mort et celle d'une vie de la manière la plus violente qui soit.
Donoma et Intouchables, frémissements et léthargie
Avec le bien nommé Intouchables, nous assistons à un art qui dissimule, une technique qui se manifeste sans en avoir l’air, et ce au frais de la princesse amnésique et paraplégique qu’est la France.
4h44, dernier jour sur terre, les derniers instants du simulacre
Une certaine opacité du monde est convoquée par cet espace où la lumière se raréfie, comme si ces quelques lueurs d’humanité étaient déjà vaincues.
Mauvais Sang – L’apocalypse selon Carax
Tout est figé, le temps s’est arrêté. Le monde est coulé dans le béton. Le contraste entre la lenteur de la vie dans ce monde crépusculaire et l’énergie du montage opère un décalage presque chaotique, garant de l’efficience du film.

















